3 femmes inspirantes et girl power

14/03/2018 17:46:21

Elles boostent leur confiance en elles, favorisent leur indépendance et prennent soin de leurs corps : zoom sur trois femmes inspirantes et leurs marques engagées pour d’autres femmes.

 

Alicia de Tits up : Haut les seins !

Alicia, une jeune femme inspirée, a une idée toute simple : deux patchs sur un t-shirt, au niveau des tétons, pour assumer de sortir sans soutien-gorge. Les premières réactions ? Des remarques sexistes et négatives, insinuant que les seins, c’est vulgaire, et qu’on ne doit pas les mettre autant en avant. Alicia remet tout en question : quel est le problème des seins, de la féminité, du corps de la femme tel qu’il est ?

Avec Marco, son associé, elle prend ce rejet à bras le corps et en fait un acte militant en créant Tits-up. Il n’y a aucune honte à porter un vêtement qui suggère les seins !

Le rêve d’Alicia ? Que chaque femme assume et aime ses seins, et plus largement son corps. Que chacune ose et soit fière d’être une femme, d’être ce qu’elle est et ce qu’elle représente.

Et si les seins, on les aime, on doit aussi en prendre en soin ! La marque reverse 1€ par article acheté à la lutte contre le cancer du sein. Car avec Marco, Alicia souhaite s’engager jusqu’au bout pour les femmes « Agir pour une cause mais avec le sourire. Les deux ne sont pas incompatibles ».

Femmes inspirantes - Les tits-shirts dejantes de Tits-up

 Alicia a lancé la marque de tits-shirts déjantés de Tits-up avec Marco

 

Marie de Beauty waps : casser le tabou des règles

45 milliards : c’est le nombre de protections périodiques utilisées chaque année sur terre. Mises bout à bout cela équivaut à un trajet terre-lune ! 🚀

Pour réduire l’impact environnemental des règles, Marie crée Beautywaps, qui propose des serviettes lavables et réutilisables. Un produit qui rebute, explique Marie, car on devrait cacher les règles en jetant promptement et soigneusement tout ce qui sert à traverser cette période du mois. Or, Marie le clame haut et fort : les règles ne sont ni sales, ni honteuses ! La perception que nous en avons est sociétale, et non naturelle.

Fiables, confortables et esthétiques, les serviettes lavables cassent le tabou des règles qu’on devrait cacher à tout prix. La marque Beautywaps est féministe à tous les niveaux : basée en Suède, elle favorise l’emploi de femmes localement. L’entreprise s’engage aussi au Kenya avec une seconde filiale à destination des écolières. En effet, 60 % des jeunes filles kenyanes n’ont pas les moyens d’acheter des protections périodiques et restent à la maison pendant leurs règles, premier pas vers la déscolarisation complète. Beautywaps leur distribue des kits de protections (ainsi qu’un livret d’éducation sexuelle) pour leur permettre d’aller à l’école tous les jours, en toute sérénité. Une initiative essentielle aux yeux de Marie, qui souhaite que les règles ne représentent un frein à aucune femme, quelle que soit la situation.

Femmes inspirantes - Marie, femme entrepreneure creatrice de Beauty Waps : des serviettes hygieniques reutilisables et solidaires

Marie, créatrice des produits BeautyWaps : des serviettes hygiéniques réutilisables et solidaires

  

Marcia de Chaussettes orphelines : remobiliser les femmes isolées

Combien de nos chaussettes se retrouvent solitaires chaque année ? Approximativement... beaucoup ! Marcia de Carvalho, créatrice engagée d'origine brésilienne, et basée à Paris, a décidé de recycler nos socquettes orphelines pour en réutiliser la laine, et filer de nouveaux vêtements. Trois ans d’ingénierie ont été nécessaires pour développer ce processus innovant et durable. Son engagement aurait pu s’arrêter là, mais Marcia voit plus loin : elle lance des ateliers et formations à destination des femmes isolées du quartier de la Goutte d’Or, où se trouve son atelier.

Chaque lundi, les habitantes se retrouvent pour apprendre les techniques textiles (dentelle, broderie, tricot) et tisser …du lien social ! Une initiative qui booste la confiance de ces femmes, et en accompagne certaines vers un retour à l’emploi. En 2014 par exemple, Marcia a formé 14 femmes en difficulté avec l’association Terem.

Résultat : la moitié des participants ont trouvé du travail à l’issue des six mois d’accompagnement. L’engagement de Marcia est complet, elle veut autant de créativité et d’innovation que de solidarité. Son objectif ? Remobiliser les femmes isolées, valoriser leur travail pour améliorer leur estime de soi.

Femmes inspirantes - Marcia, femme d influence et creatrice de la marque ethique et solidaire Les Chaussettes Orphelines

Marcia, la créatrice de la marque éthique et solidaire Les Chaussettes orphelines: chaussettes, bonnets, housses d’ordinateurs...

 

Tu veux connaître plus de femmes inspirantes ? Ok, en voilà 5 de plus :


Carole Tawema - Fondatrice de Karethic

Carole Tawena, femme inspirante creatrice de Karethic, marque beaute solidaire issue de beurre de karite equitable

Originaire du benin, c’est dans le cadre de son mémoire que Carole commence à entrevoir la réalité du marché du karité. Après 4 ans de recherche sur le sujet, son projet se dessine. Son rêve ? Apporter plus de pouvoir de négociation aux femmes sur un marché qui se sert des faiblesses de la production saisonnière pour faire pression sur les créatrices et baisser les prix. Elle désire aussi proposer un beurre de karité non raffiné et non parfumé, en interagissant directement avec les productrices pour leur garantir un salaire qui leur permette l’indépendance.

10 ans après sa création, Karethic travaille avec une coopérative de 500 femmes qui améliore leurs conditions de travail et de vie. Karethic a su instaurer un partenariat durable avec ces femmes et transformer leur manière de travailler.

Premier laboratoire à avoir cru en son projet innovant, Savoir des Peuples a élaboré avec Karethic une technique de fabrication du beurre de karité à froid pour conserver la richesse du karité en principes actifs. Grâce à cette technique, Karethic créé des cosmétiques bio et équitable sur toute la chaîne de production.


Colette Rapp - Fondatrice des confitures Re-belles

Femmes inspirantes - les confitures rebelles a base de fruits moches

Pour Colette, fondatrice du projet Re-Belle, le déclic a eu lieu lorsqu’elle était chargée d'événements dans l’association Disco Soupe. Sa mission était alors de sensibiliser les individus aux enjeux du gaspillage alimentaire.

De là est née l’envie de créer de l’emploi et de monter un projet pour récupérer et revaloriser les fruits écartés par les grands distributeurs. Son leitmotiv : prouver que l’on peut faire de bons et beaux produits même avec des fruits dits "moches" ! Ces fruits “rebels” sont collectés auprès d’une dizaine de magasins, marchés et supermarchés, puis transformés en confitures artisanales.

Aujourd’hui Re-Belle grandit et vend ses confitures au sein des supermarchés d’où proviennent les fruits. La boucle est bouclée ! 


Anna Balez - Créatrice de Tale Me

Femmes inspirantes - la creatrice de Tale me location de vetements pour enfants et femmes enceintes

Tout a commencé le jour où Anna a pris le temps de faire un point sur ses fondamentaux. Un pied bien ancré dans des valeurs sociales et environnementales fortes qui la font avancer, et un pied bien posé sur les valeurs capitalistes qui font tourner le monde aujourd’hui. Alors, elle eu l'aspiration de tout avoir : évoluer dans la mode, l’industrie la plus dévastatrice et la moins durable que ces 20 dernières années ont construit, tout en respectant les valeurs qui lui sont chères. C’est ainsi que Tale Me est né.

L’objectif ? Réunir dans une boutique en ligne des vêtements aux conditions de fabrication irréprochables, des tissus hyper qualitatifs bio et  conçus par des stylistes européens à des prix aussi abordables que la fast-fashion...grâce à la location. Il s'agit de partager la valeur élevée des vêtements entre plusieurs personnes qui privilégient l’usage plutôt que la possession. Aujourd’hui, elle en est persuadée, une fois qu’on goûte à cette mode circulaire, à cette nouvelle façon de consommer des vêtements, on y devient accro ! Non seulement c’est rentable, mais c’est aussi idéal pour échanger ses vêtements au grès des tailles et des saisons… en particulier pour les futures mamans que leur bébé, le créneau dans lequel elle s'est spécialisée.


Laetitia Van de Walle - Fondatrice de Lamazuna

Femmes inspirantes - la creatrice de lamazuna cosmetiques zero dechet

“Ah celui qui a inventé la pince à linge, c’est incroyable le nombre de personnes qu’il a aidé !” C’est à cette phrase de son père que Laetitia retrace les débuts de son envie d’entreprendre, et d’aider les gens dans leur quotidien avec des produits originaux. Après plusieurs tentatives dans des domaines très variés, c’est à 25 ans qu’elle créa son entreprise : Lamazuna.

“C’est parti d’une idée très simple :  celle de remplacer mes cotons à démaquiller jetables par des lingettes en microfibre, douces et réutilisables. De fil en aiguille, ma soeur m’a parlé de la cup et j’ai lancé l’Oriculi, pour remplacer les cotons tige pour les oreilles. A l’époque, le “zéro déchet” n’existait pas et je présentais mes produits comme une gamme économique. Le côté écologique était un plus, et c’est l’originalité, le “hors-normes” qui finissait par convaincre.”

Lamazuna, c’est aussi l’histoire de la prise de conscience de Laetitia, de ses premiers questionnements sur la réduction des déchets, sur la responsabilité écologique et sociale en tant que chef d’entreprise et sur l’importance de faire “les bons choix” en tant qu’entrepreneur. C’est pour cela qu’elle a souhaité que ses produits soient tous vegan et fabriqués en France.

 

Leopolda et Josiane Bellina-Contaux- Fondatrices de Comtesse jojo 

Un jour, Josiane est allée à l’opéra avec sa fille Leopolda. Elle avait posé son sac sur le balcon et à l’entracte, quelqu’un est venu la voir pour lui demander d’où il venait. En fait, ce n’était pas la première fois que ça arrivait, sa fille lui en avait déjà parlé. C’est Leopolda qui a poussé sa mère à se lancer, qui l’a convaincu du potentiel de son travail et de sa qualité. Car d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, Josiane a toujours créé, bricolé, fabriqué, mais jamais elle n’aurait pensé entreprendre. Alors quand Comtesse jojo a été lancé, ça a tout de suite été une aventure mère/fille qui repose sur la complémentarité des deux femmes.

Le cuir, Josiane l’a rencontré par hasard. Elle créait souvent dans un Fablab (atelier de fabrication partagé) et un jour, un de ses amis lui a dit : “Il y a un endroit magique où je dois t’emmener". Là, elle a découvert une multitude de chutes de cuir et s’est dit qu’il y avait vraiment quelque chose à faire. Elle a donc commencé à élaborer des prototypes innovants pour fabriquer un produit nouveau. Josiane a compris qu’en valorisant cette matière qui serait autrement considérée comme un déchet, elle pourrait créer des objets utiles et durables.

 

Cécile Puyhardy

Article rédigé par :

Cécile Puyhardy

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