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La Chine devient-elle écoresponsable ?
Des centaines de villages décimés par des cancers dus aux rejets de produits toxiques par l’activité des usines ; un taux de particules fines dans l’air supérieur à 12 fois la norme recommandée par l’OMS ; la lueur du soleil à peine visible, caché derrière un brouillard figé de pollution… C’est la triste réalité que doivent faire face les chinois dans leur quotidien, souvent obligés de sortir avec des masques anti-pollution ou des bouteilles d’air frais.
En effet, la Chine est aujourd’hui le plus gros pollueur de la planète, en tête des pays émetteurs de gaz à effet de serre, participant ainsi au réchauffement climatique. Néanmoins, elle semble faire des efforts et deviendrait même... écoresponsable ?
Prenant conscience qu’elle ne peut plus continuer à sacrifier le bien être de sa population au profit de sa croissance, l’écologie est devenue une priorité poussant le gouvernement à opérer des changements drastiques. Pour cela, elle a ratifié l’accord de Paris en 2016 à l’issue de la COP21 et s’est engagée à réduire de 45% ses émissions de carbone d’ici 2020.
Par ailleurs, elle mène actuellement un projet ambitieux de plantation d’arbres connu sous le nom de « grande muraille verte » pour combattre la déforestation, lutter contre le changement climatique et ralentir la progression du désert de Gobi.
En 2017, la Chine interdit officiellement la vente d’ivoire sur son territoire, ainsi que la surpêche pour lutter contre l’épuisement des ressources maritimes et le trafic d’ailerons de requin qui sont très prisés et perçus comme un met de choix dans la culture chinoise.
La Chine s’est également tournée vers des alternatives plus propres et plus respectueuses envers l’environnement puisque désormais elle possède la plus grande puissance éolienne sur Terre et produit 70% des panneaux solaires mondiaux, ce qui fait d’elle la première dans la création d’emplois dans le renouvelable et la première émettrice d’obligations vertes. Entre temps, le taux de particules fines aurait baissé en Chine de 32% entre 2013 et 2017 selon l’institut de politique énergétique de l’université de Chicago.
Des entreprises écoresponsables comme The Squirrelz ont également vu le jour en Chine. Crée par la sino-américaine Bunny Yan en 2013, l’idée de la start-up est de soutenir les designers locaux et de combattre le gaspillage notamment en fabriquant des vêtements personnalisés à la mode à partir de textile écologique et durable, de surplus de production inutilisés ou de produits défectueux.
Dans le même élan, on trouve dans le secteur agroalimentaire l’ambitieuse start-up Right Treat qui veut révolutionner les habitudes alimentaires des chinois en remplaçant le porc, qui demeure la viande la plus consommée dans l’empire du milieu à plus de 65%, par de "l’Omnipork", un substituant au saveur semblable, tendre, juteux, 100% vegan et fait à base de plante. L’objectif à long terme est de combattre la pollution environnementale directement liée à l’élevage intensif porcin.
Malgré tous ces progrès, rien n’est encore gagné, la bataille risque d’être longue mais le pays semble être sur la bonne voie et les résultats sont encourageants.
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Article rédigé par :
Gabriel
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