Pourquoi éviter les perturbateurs endocriniens ?

27/09/2017 16:36:37

On en entend parler partout, ils sont servis à toutes les sauces, mais que sont vraiment les perturbateurs endocriniens ? Quel est leur impact sur notre santé ? De quoi sont-ils suspectés ? Et comment les éviter ?

Préoccupantes, ces questions soulèvent une multitude d’interrogations sur certains produits néfastes pour la santé humaine.

Ne t'inquiète pas, on t'explique tout ça en moins de 3 petites minutes !

Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien ?

Les biocides sont des insecticides pour la maison, produits de protection du bois ou pour l’hygiène vétérinaire.

Depuis 2017, le ministère de la transition écologique et solidaire dénonce les pesticides susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens (PE). 

Désolé mais tu ne vas pas y couper, on se met en mode prof de SVT pour quelques lignes : accroche-toi, c’est un mal nécessaire pour comprendre le vrai problème.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui ressemblent beaucoup à des hormones, si bien que le corps les confond avec les hormones sécrétées par les glandes dites « endocrines ».

Ces substances nocives prennent alors la place des hormones, qu'elles sont capables d'imiter, et perturbent tout le système hormonal.

Les perturbateurs endocriniens peuvent ainsi modifier le comportement des organes voire bloquer leur action naturelle, notamment au niveau de la thyroïde, des glandes surrénales, du pancréas et des organes reproducteurs.

Ces organes régulent de très nombreux comportements biologiques tels que :

  • La croissance,
  • La puberté,
  • La température corporelle,
  • Le métabolisme,
  • La faim,
  • La satiété,
  • La libido.

Ah, quand même…

Comment repérer les perturbateurs endocriniens ?

Lorsqu'on effectue des courses en ligne, il est nécessaire de porter une attention particulière à la composition des produits.

Comment faire ses courses sans acheter des produits qui contiennent des substances nocives pour la santé ?

 Présents dans de nombreux produits de consommation courante, ces substances toxiques sont référencées sous le nom de :

  • Biocides,
  • Bisphénol,
  • Benzène,
  • Paraben,
  • Silicones,
  • Triclosan,
  • Phénoxyéthanol (à-tes-souhaits),
  • Ether,
  • BHA.

En faible dose ou non, ils sont présents de manière avérée dans plusieurs catégories de produits comme :

  • Les détergents,
  • Les peintures,
  • Les pesticides,
  • Les chewing-gum,
  • Les viandes,
  • Les meubles,
  • Les vêtements...

Une présence forte dans les cosmétiques

Leur terrain de prédilection ? Les cosmétiques. Près de 40% des cosmétiques contiennent au moins 1 perturbateur endocrinien, ce qui pose un réel problème puisque leur utilisation est souvent diffuse et continue et qu’ils sont en contact direct avec la peau.

Eh oui, on parle de tous ces produits que l’on met sur notre peau à répétition :

  • Crème de jour,
  • Crème de nuit,
  • Crème solaire,
  • Du vernis,
  • Du maquillage.

Le pire ? Les cocktails de "crèmes de beauté" : les mélanges d'actifs de plusieurs crèmes sont absolument à éviter pour notre sécurité sanitaire !

Pour une liste plus exhaustive, on peut se référer aux très fiables associations de consommateurs comme :

Un danger pour notre santé

Comment réduire l’exposition de la population française aux substances chimiques présentes dans les produits cosmétiques ?

Ancrée dans notre quotidien, par le biais des additifs alimentaires, des produits d'hygiènes, des produits ménagers ou encore des produits de soins on estime aujourd'hui que la perturbation endocrinienne est responsable :

  • De risques liés aux testicules, à la testostérone avec notamment une réduction de 50% du nombre de spermatozoïdes chez l'homme ces 30 dernières années,
  • De troubles hormonaux avec une grande baisse de la production d’œstrogènes, de la fertilité et d'une augmentation des ménopauses précoces chez les femmes.
  • D’effets néfastes soupçonnés d'être cancérigènes, vecteurs de malformations et la source de pathologies thyroïdiennes.

L'organisation mondiale de la santé revient notamment sur ce sujet dans son Rapport historique sur les effets pour l’homme de l’exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques.

Une contamination, une ingestion et une inhalation qui a un coût sanitaire estimé à 157 milliards d’euros par an en Europe et 340 milliards aux États-Unis.

Une agriculture exposée à un haut niveau de toxicité

La Commission européenne ne s'interesse qu'aux perturbateurs "avérés". Les perturbateurs endocriniens qui ne sont que "suspectés" n'entrent pas en compte.

Il est prouvé que des pesticides sont utilisés chez les viticulteurs et arboriculteurs en France.

Et ce n'est pas tout. Présents dans les aérosols et engrais de l'agriculture intensive, les perturbateurs endocriniens polluent aussi les sols, l’eau et in fine, les fonds marins. Non seulement ils polluent notre corps, mais ils menacent aussi la nature et la biodiversité.

En effet, de récentes études scientifiques en toxicologie font état d'une altération des terres de notre environnement par des composés chimiques, certaines substances et des nanoparticules de produits toxiques.

Ainsi, bien que la Commission européenne ne se penche que sur les perturbateurs confirmés, la sécurité des aliments que l'on consomme, des habits en coton que l'on porte et des cosmétiques que l'on utilise reste à prouver.

Pour montrer cette réalité de la contamination de l’environnement et de nos organismes, l'association Générations Futures a recherché des perturbateurs endocriniens (PE) dans les cheveux de personnalités du monde de l’Ecologie. Ce rapport d'exposition aux perturbateurs endocriniens laisse sans voix que l'on soit écolo ou non.

Les alternatives aux produits contenant des perturbateurs endocriniens

Comment trouver des produits de substitution aux produits industriels ?

Dans la composition des produits industriels, le perturbateur endocrinien se cache souvent sous un nom qui n’évoque rien au grand public.

Ne t'en fais pas, ça a l'air grave et compliqué mais des alternatives existent. Pour limiter les perturbateurs endocriniens, quelques bonnes pratiques :

Privilégier les produits d'origine naturelle pour l'alimentation

Les végétaux ne sont pas porteurs de perturbateurs endocriniens. En décidant de consommer des aliments naturels non-transformés (fruits, légumes, oléagineux..) tu élimines les produits à risques de ton alimentation.

Préférer les cosmétiques bio et les crèmes naturelles.

Pour les cosmétiques, c'est simple :  Bien lire la notice des ingrédients peut aussi aider. Tu peux aussi privilégier les produits certifiés bio, Slow Cosmétique ou Nature et Progrès (qui ajoute une dimension locale et particulièrement éco-responsable à sa certification).

Adopter les produits de l'économie circulaire

Pour le reste (vêtements, meubles, cuir...) l'économie circulaire est ton amie. Les produits neufs sont souvent traités, vernis, teintés, des processus toxiques et porteurs de perturbateurs alors que les produits vintage et d'occasion en sont débarrassés depuis longtemps !

Où acheter des produits sans perturbateurs endocriniens

Chez Dream Act, nous pensons que l’éthique est un fondamental et la transparence, un impératif. Pour cela, nous ne proposons que des produits qui ne contiennent pas de perturbateurs endocriniens, que ce soit en soins, maquillage, et même dans notre dressing ! Nos gourdes Gobi fabriquées en France et sans Bpa en sont témoins.

Si tu souhaites en savoir plus et notamment apprendre à reconnaître les perturbateurs endocriniens dans tes produits du quotidien, nos copines de chez Oolution ont écrit un article très complet à ce sujet, un véritable "perturbateurs endocriniens pour les nuls" !

Diane Scemama

Article rédigé par :

Diane Scemama

×